Le rapport Spinetta constitue une véritable déclaration de guerre contre le service public ferroviaire. La réforme que le gouvernement envisage de faire passer en force par ordonnances confirme des orientations anti-ferroviaires et ultra-libérales.

Ces orientations font fi de l’urgence écologique, alors même que l’on ne peut plus poursuivre le modèle du tout routier dans notre pays et que la seule alternative de masse qui peut permettre le report modal reste le chemin de fer.

 Malgré l’échec flagrant des thuriféraires de la concurrence à tout va, confirmé par la situation catastrophique que connaît le rail britannique à la suite de la privatisation thatchérienne mais aussi, en France, par le démantèlement néolibéral d’anciens services publics comme France Télécom, EDF-GDF ou encore la Poste, le rapport Spinetta oppose les travailleurs du rail aux usagers dont les intérêts convergent pourtant.

Cette attaque sans précédent en France va de pair avec l’attaque généralisée de E. Macron contre l’ensemble des services publics et des agents qui tentent au quotidien de répondre aux besoins des citoyens malgré les baisses de moyens.

Alors que les EHPAD et les hôpitaux, dont les personnels sont à bout, ont besoin de nouvelles embauches, alors que la situation des prisons est catastrophique, alors que nous manquons d'enseignants et de moyens dans les écoles et dans les universités, le gouvernement ouvre la boîte à licencier dans la fonction publique. C'est incroyable et aberrant.

Le PCF appelle à un front de riposte très large contre ces projets qui organisent la précarisation généralisée de la fonction publique, prépare la privatisation des services publics et précipite la fin du service public ferroviaire. Rassemblons-nous le 22 mars pour refuser cette logique mortifère et défendre le droit de chacun à pouvoir bénéficier d’un service public de qualité.

 

 

Conseiller de Paris, en charge de la Politique de la ville et de l’intégration.